Écrits sur l’enseignement

Écrits sur l’enseignement
5 avril 2017 Editions de Fallois

 

Parution : 09/10/1991

Format : 155 x 225 mm

288 pages

EAN : 9782877061339

Prix : 19,05 EUR

Écrits sur l’enseignement

Jacqueline de Romilly

Nous autres professeurs suivi de L’Enseignement en détresse

 

“L’enseignement est sans doute ce qui compte le plus pour l’avenir d’un pays; c’est sans doute également ce qui, aujourd’hui, va le plus mal en France. La crise, que nous avions naguère été un certain nombre à dénoncer, n’a fait dans les institutions que s’aggraver, comme si toutes les mesures tentées, fût-ce avec la meilleure bonne foi du monde, se trouvaient au passage happées et détournées de leur sens. Pour cette raison, je me suis félicitée de voir ces deux livres édités à nouveau : ils restent, hélas, d’actualité.”

Dans une longue préface, écrite à l’occasion de la réédition en un volume de Nous autres professeurs et de L’Enseignement en détresse, Jacqueline de Romilly fait l’historique de ces deux livres, donne son sentiment sur l’état actuel de l’enseignement et exprime ses inquiétudes.

Elle dénonce l’égalitarisme – “un esprit généreux, mais souvent mal inspiré” – et la politisation, qui menace de plus en plus.

Elle dit son regret de voir le respect du savoir et l’amour du savoir s’effacer de l’enseignement, qu’ils devraient animer. Elle répète, elle explique, ce qui pourtant devrait être évident: que tout savoir est formateur et représente une liberté gagnée. Elle montre l’importance et le prix de la formation littéraire, qui est vraiment formation de l’homme, en un moment où tout la rendrait plus indispensable. Elle rappelle qu’à cet égard l’étude du latin et du grec devrait à tout prix être préservée.

Malgré un sens aigu des divers dangers, elle ne cède pas au désespoir. Pour elle, les élèves et les étudiants, conscients des difficultés qui les attendent, ne demandent qu’à travailler. L’opinion, elle aussi, est alertée dans le bon sens. Le redressement est possible, si nous prenons conscience de deux idées essentielles: que l’égalité des chances n’exclut pas la compétition, et que l’enseignement, quel qu’il soit, est toujours une formation.

Ce témoignage essentiel est celui d’une femme qui a consacré toute sa vie à son métier de professeur et qui peut dire aujourd’hui, citant une chanson que tout le monde connaît: “Non! Je ne regrette rien!…”