La Liste de Foch

La Liste de Foch
22 août 2017 Editions de Fallois

 

Parution : 11/10/2017

Format : 155 x 225 mm

448 pages

EAN : 9782877069854

Prix : 22 EUR

Version ebook :

EAN : 9791032100738

Prix : 15,99 EUR

La Liste de Foch

Laurent Guillemot

Les 42 généraux morts au champ d’honneur.

 

“Au moment où l’on va célébrer le 100e anniversaire de l’Armistice de 1918, il m’est apparu important de montrer que, contrairement aux idées reçues, pendant la Grande Guerre les officiers généraux autant que les soldats de 2e classe étaient dans les tranchées de première ligne.
L’Armistice, c’est la fin de la guerre, mais aussi le moment des bilans.
Dans chaque village de France, on envisage l’édification d’un monument commémoratif, devant lequel on viendra régulièrement se recueillir, en se souvenant de ceux qui ont donné leur vie pour la patrie. De son côté, Foch décide d’honorer la mémoire des généraux morts entre 1914 et 1918, par une plaque commémorative se trouvant à Saint-Louis des Invalides. En faisant les comptes, il dénombre environ 90 généraux décédés pendant cette période. C’est beaucoup… C’est trop, et il choisit de faire graver dans le marbre seulement les 42 noms de ceux tués sur le champ de bataille, ou rapidement décédés des suites de leurs blessures.
Mon premier livre, Génération Champ d’Honneur, racontait le destin d’une quarantaine de jeunes soldats, tous 2e classe, figurant sur un monument aux morts.
J’ai participé à des signatures dans des salons et dans quelques librairies, où j’ai rencontré des gens très intéressants. Dans nos conversations, deux sujets revenaient régulièrement. Le premier: «Mon grand-Père, il était à Verdun.» Forcément, cette bataille a duré dix mois et par roulement, 80% des régiments sont passés à Verdun.
Le deuxième sujet qu’on entend fréquemment est: «Pendant qu’on envoyait les poilus se faire tuer, (sous-entendu, mon grand-père) les généraux restaient planqués à l’arrière.» Ce sentiment d’injustice est profondément ancré dans la mémoire collective et j’ai voulu savoir où se situait la vérité.
Je venais de trouver le sujet de mon nouveau livre. Autant j’avais raconté le destin de ces fameux poilus qu’on envoyait se faire tuer, autant j’avais à présent la possibilité de raconter l’histoire de ceux qui les commandaient.

Pour mener à bien ce nouveau projet, j’avais à ma disposition une documentation abondante. J’ai commencé par explorer sur Internet la base de données Léonore. C’est-à-dire les dossiers nominatifs de la Légion d’Honneur. Là, j’ai trouvé tous les renseignements dont j’avais besoin avant de commencer mes recherches. Les actes de naissances de chacun m’ont permis de connaître le milieu social dont ils étaient issus, ainsi que leurs états de services, où sont scrupuleusement notés toutes les dates et les différentes étapes de leur carrière.
J’ai pu ainsi constater que les promotions des uns et des autres pouvaient être très différentes. Parmi ces 42 futurs généraux, qui seront tués entre 1914 et 1918, on trouve des enfants de troupe ou des soldats de 2e classe, une majorité de Saint-Cyriens et quatre Polytechniciens. On s’aperçoit d’emblée, que la ligne de départ n’était pas la même pour tous.
Quand la guerre arrive en août 1914, certains ont gagné leurs galons dans les colonies, en risquant quotidiennement leur vie, alors que d’autres les ont obtenus dans les bureaux des états-majors, ou les salons ministériels. J’ai découvert qu’on pouvait se retrouver à la tête d’une brigade, sans jamais avoir eu de commandement, et sans être forcément moins compétent que ceux qui avaient guerroyé aux quatre coins du monde.
Après trois ans passés à fouiller dans les archives de l’époque, ma ténacité fut récompensée par la découverte d’histoires fabuleuses et de destins hors du commun qui furent el lot de cette guerre meurtrière.”
LAURENT GUILLEMOT

 

Laurent Guillemot a passé toute sa carrière dans le monde de la librairie et de l’édition. Il consacre maintenant tout son temps à l’écriture. Il est l’auteur de Génération champ d’honneur (Éditions de Fallois, 2013), qui retrace le destin bouleversant de 37 soldats du village d’Auriat (Creuse) durant la Grande Guerre. Ce livre a été sélectionné pour de nombreux prix et a obtenu le Prix Spécial du Guesclin. En 2016 il publie des nouvelles, Les chemins d’escampette.