Pour un christianisme intempestif

Pour un christianisme intempestif
6 novembre 2019 Editions de Fallois

 

Parution : 12/02/2020

Format : 155 x 225 mm

180 pages

EAN : 9791032102343

Prix : 19 EUR

Pour un christianisme intempestif

Michael Edwards

Savoir entendre la Bible. 

Tout d’abord quelques mots sur le titre qui pourrait paraître ambigu ou énigmatique.

On se souviendra d’un texte célèbre de Nietzsche (Unzeitgemäße Betrachtungen) traduit tantôt par Considérations inactuelles, tantôt par Considérations intempestives («qui vient à contretemps», ou si l’on préfère dans le français d’aujourd’hui «dérangeantes»).

Les deux idées sont présentes dans le texte de Michael Edwards : la doctrine chrétienne bien entendue heurte les conceptions collectives courantes et se situe hors du temps.

C’était déjà le cas lorsque l’Évangile (la Bonne Nouvelle) fut diffusé il y a plus de deux mille ans dans le monde gréco-romain.

De ces prémisses Michael Edwards conclut que nous devons lire la Bible sans souci de modernisation, sans commentaires, sans interprétation et sans gloses.

Pour résumer sommairement son propos on pourrait dire qu’il offre ici une leçon magistrale de lecture biblique.

Le livre se compose de 11 chapitres provenant en partie de conférences ou de contributions à des ouvrages collectifs publiés entre 2016 et 2019.

Il s’interroge sur la nature du christianisme, sur celle de la Foi (quelle forme de savoir constitue-t-elle) et sur les sentiments de Joie qu’elle prodigue. Il développe ensuite certains des thèmes déjà traités par lui dans Bible et Poésie (Éd. de Fallois, 2016) et nous introduit en poète dans la poésie de la Bible, sans omettre une analyse critique des appauvrissantes traductions de la Bible en langage courant d’aujourd’hui (ch. 8, L’Œuvre charitable de la traduction). L’essai s’achève par des considérations de doctrines d’inspiration pascalienne.

 

Comme Bible et Poésie, cet essai n’est pas simplement destiné à un public confessionnel.

Lire la Bible (on pourrait dire la même chose d’Homère ou de Virgile) est l’une des aspirations profondes de tous ceux pour qui la notion de culture n’est pas un vain mot et ne se limite pas à «l’actualité littéraire», qu’ils soient ou non croyants. Michael Edwards, par la finesse et la précision de sa propre lecture, est un guide précieux et sûr pour s’engager dans cette entreprise.